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M. Abdul Barakat est Professeur à l’Ecole Polytechnique, co-directeur du centre de recherche interdisciplinaire Engineering for Health à IP Paris mais également directeur de recherche pour l’unité mixte de recherches CNRS – Ecole polytechnique LadHyX (UMR 7646). Son équipe s’intéresse à la déformation des noyaux de cellules à partir des stress mécaniques induits par leur environnement. Le chercheur a fait appel à la Direction Marketing de l’Innovation de la SATT Paris-Saclay pour l’aider à valoriser son projet en choisissant les stratégies de développement les plus pertinentes.
Il a été observé que des changements dans les propriétés mécaniques des cellules et/ou de leurs noyaux peuvent être observés pour certaines pathologies comme des cancers ou des maladies génétiques. C’est notamment le cas des laminopathies, un ensemble hétérogène de maladies génétiques caractérisées par une mutation des protéines structurelles du noyau. Le diagnostic de ces pathologies, réalisé par séquençage, est complexe et dans certains cas, ne permet pas de poser clairement le diagnostic. Ainsi, les propriétés mécaniques cellulaires et nucléaires sont de potentiels nouveaux biomarqueurs pour l’aide au diagnostic de ces pathologies.
Le projet MECANODIAG vise à développer un nouveau dispositif pour l’aide au diagnostic des laminopathies. Cette solution est basée sur un système de substrat microstructuré permettant d’observer des anomalies cellulaires et nucléaires simplement et rapidement. Un logiciel couplé à de l’intelligence artificielle est également développé afin de permettre l’analyse automatique des échantillons. Ce système a pour but d’obtenir des patterns spécifiques aux laminopathies permettant de donner une réponse sur le type de mutation à l’origine de la pathologie.
L’étude réalisée par le service Marketing de l’Innovation de la SATT se compose de 2 phases. La première s’est concentrée sur la caractérisation de la proposition de valeur clinique du dispositif en apportant des éléments marchés sur le diagnostic des laminopathies et l’utilisation de la mécanodiagnostic en clinique. La deuxième phase a consisté à rencontrer des cliniciens afin de valider l’intérêt scientifique et clinique du projet, mais également, d’élargir les secteurs applicatifs du dispositif.




