Le diabète de type II est une épidémie mondiale et on estime à près de 700 millions le nombre de personnes souffrant de cette pathologie à l’horizon 2047. Le projet NOVATREAT propose de développer un complément alimentaire pour réguler la glycémie de personnes pré-diabétiques et ainsi diminuer le risque de développer ce type de diabète. Porté par Christine Delorme, ce projet prometteur débutera la maturation via le Tech Transfer Program, accompagnement mis en place par la SATT Paris-Saclay, en septembre 2021.

Comment est né le projet NOVATREAT ?

Christine Delorme : Novatreat est le fruit d’une collaboration fructueuse que nous menons avec Véronique Douard, physiologiste de l’intestin, au sein de l’Unité MICALIS d’INRAE. Grâce à la complémentarité de nos expertises en microbiologie et en physiologie, nous travaillons en effet depuis plus de 5 ans à développer des produits issus du microbiote intestinal. Fort de résultats préliminaires nous indiquant que deux de nos produits contribuent à réguler la glycémie dans des modèles animaux de prédiabète, notre objectif est de développer un complément alimentaire permettant de diminuer, chez des personnes pré-diabétiques, le risque de développer un diabète de type II.

Pourquoi vous êtes-vous tournée vers l’accompagnement de la SATT Paris-Saclay ?

Christine Delorme : Suite au retour de collègues ayant déjà bénéficié de cet accompagnement, j’étais convaincue que les personnes de la SATT seraient les plus à même de nous aider à réfléchir à la manière de faire vivre et de valoriser les deux brevets que nous venions de déposer. Nous avons donc soumis un projet à l’appel à projet Poc’UP fin 2020. Or très vite notre référent SATT nous a proposé de nous accompagner trois mois pour nous aider à monter directement un projet de maturation, plus adapté selon lui à nos objectifs. Sous son impulsion, nous nous sommes immédiatement mis au travail. Cette co-construction très enthousiasmante a débuté par la constitution d’une équipe composée des trois porteurs de projets scientifiques, du chef de projet SATT, de trois référents SATT (brevet, marketing et juriste) et de deux experts extérieurs (chimie, réglementaire)! Un travail qui, de surcroit, a été très efficace puisqu’il nous a permis de convaincre le comité des investisseurs au mois de mars !

Pouvez-vous nous dire en quoi a consisté ce travail préalable de co-construction ?

Christine Delorme : Une fois l’équipe constituée, grâce aux experts de la SATT mis à la disposition de notre projet, nous avons notamment pu, en parallèle de nos développements scientifiques, approfondir les aspects réglementaires inhérents à notre projet et réaliser une étude de marché très poussée ayant abouti à de premières manifestations d’intérêt de la part d’industriels. Une démarche itérative à 360° qui nous a clairement permis de ne pas nous enfermer dans une vision uniquement scientifique et technique de notre projet, mais, grâce à nos réunions hebdomadaires, d’élargir notre horizon et de réajuster en permanence notre modèle et nos propositions pour positionner au mieux notre projet. C’est donc avec énormément de confiance que nous envisageons notre entrée dans le Tech Transfer Program, prévue au mois d’octobre.

Christine Delorme, Porteur du projet NOVATREAT, Microbiologiste, Chargée de recherche au sein de l’Unité Micalis, INRAE

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