Proposer des tests de diagnostic de haute qualité, accessibles à tous, partout et à tout moment, telle est l’ambition de la start-up LumediX fondée en 2018. Son innovation : une technologie basée sur des nanoparticules luminescentes à base de terres rares, qui permet d’augmenter la sensibilité des tests de diagnostics médicaux. Particulièrement active dans le domaine des maladies infectieuses, LumediX développe aujourd’hui des tests rapides sur bandelettes, avec un diagnostic disponible en 15 minutes.

De l’idée…à la création de votre start-up, comment est née Lumedix ?

Maximilian Richly : L’origine date de mes travaux de thèse sur la structure membranaire des cellules au sein de l’École polytechnique. Nous utilisions, dans le cadre de ces recherches fondamentales, des technologies à base de nanoparticules luminescentes. L’idée est alors venue d’utiliser les propriétés physico-chimiques uniques de ces nanoparticules pour des applications médicales, notamment au sein des tests de diagnostic in vitro en vue d’améliorer leur performance. La création de LumediX s’est ensuite réalisée au fil du temps, après de nombreuses formations entrepreneuriales et deux phases d’accélération au sein de l’accélérateur de l’École polytechnique. En parallèle, nous avons poursuivi le développement de notre technologie avec le soutien de la SATT Paris-Saclay qui a accompagné la maturation de notre projet de tests Point-of-care. Nous sommes d’ailleurs particulièrement reconnaissants du rôle joué par la SATT au sein de cette aventure.

Vous dirigez votre start-up en binôme, quels sont les avantages ?

Maximilian Richly : J’ai rencontré Thibaut Mercey au sein de l’accélérateur de Polytechnique. A l’époque, c’était l’un de mes mentors pour l’aspect business et gestion d’entreprise. De son côté, Thibaut souhaitait s’impliquer dans un nouveau projet entrepreneurial. Ensemble, nous avons co-fondé LumediX en 2018. Notre association repose sur une forte complémentarité. Thibaut, issu d’une formation en optique physique et fortement expérimenté en création d’entreprise, encadre la partie instrumentale, algorithmique et traitement des images. De mon côté, je me charge de la partie biochimie, nanoparticules et développement des tests. Et nous nous partageons toute la gestion administrative de l’entreprise. Un gain de temps de taille !

Des projets en cours dont vous pouvez nous parler ?

Maximilian Richly : Nous avons plusieurs projets de tests en cours d’élaboration pour répondre à la demande de nos clients. En parallèle, nous développons des tests au nom de LumediX. C’est le cas pour des tests de diagnostic de plusieurs maladies infectieuses, au premier titre desquelles la Tuberculose : c’est d’ailleurs un projet central pour l’entreprise, qui a été généreusement soutenu par la Fondation Jean-Jacques et Felicia Lopez-Loreta, Bpifrance, et la région Île-de-France, et que nous souhaitons déployer en particulier en Afrique et au sein de pays en voie de développement, où l’accès pour tous et partout à un test rapide a beaucoup plus de sens qu’un test réalisé en laboratoire. Pour participer à la lutte contre la pandémie actuelle de Covid-19, nous avons également élaboré un test spécifique. Nous sommes actuellement en phase avancée de développement et débutons son industrialisation. L’avantage est qu’il permettra de proposer un diagnostic de très forte sensibilité en seulement 15 minutes, n’importe où.

Maximilian Richly
CEO Lumedix

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