Pour Altaroad, c’est une conviction, l’industrie et la ville de demain devront être durables. Dans cette optique, la start-up fondée en 2017 propose une technologie basée sur des capteurs connectés de haute performance au service d’une nouvelle génération de route intelligente. L’ambition : mesurer le trafic pour mieux gérer les flux de poids lourds, optimiser la maintenance des routes, améliorer la sécurité par la détection des situations à risque.

Comment a débuté l’aventure Altaroad ?

Cécile Villette : A l’origine du projet : un brevet déposé par Bérengère Lebental, chercheuse et co-fondatrice d’Altaroad, pour un concept de capteur de mesure pour les routes. Celui-ci a très vite été suivi par un dossier de pré-maturation déposé auprès de l’Université Paris-Saclay ainsi qu’une présentation de la technologie auprès des étudiants de la majeur entreprenariat du MBA d’HEC. C’est dans le cadre de cette formation que nous nous sommes rencontrées. Entre nous, de nombreux points communs : la même vision du rôle clé des objets connectés pour mesurer et réduire notre impact environnemental, la même ambition de participer au développement d’une industrie et d’une ville plus durables. L’envie de travailler ensemble a fait le reste, tout comme notre ancrage au cœur de l’écosystème de Paris-Saclay. De nombreux organismes ont ainsi joué un rôle dans cette aventure : la SATT Paris-Saclay qui nous a accompagné pour la maturation de notre projet, l’Ecole polytechnique de Paris, le CNRS et l’Université Gustave Eiffel qui nous a soutenu, ainsi que HEC.

Comment vos premiers clients et partenaires industriels accélèrent-ils son développement ?

Cécile Villette : Nous avons eu la chance de compter, parmi nos premiers clients, de grands groupes qui très tôt ont perçu le potentiel de notre technologie. Ces industriels innovants, parmi lesquels les groupes Léon Grosse, Eiffage, Vinci et Coteg du groupe FAYAT, nous ont apporté un premier retour d’expérience essentiel qui nous a permis d’affiner notre produit. Nous bénéficions également de partenariats avec des industriels et des organismes universitaires. L’accès aux équipements de pointe de l’Université Gustave Eiffel par exemple, nous permet de réaliser de nombreux tests et d’avancer très vite. C’est également le cas du Cerema, qui bénéficie d’une grande expertise en certification et métrologie légale et nous fait gagner un temps précieux sur l’ensemble de ces sujets. Nous développons également des partenariats avec nos sous-traitants que nous impliquons fortement dans la conception de notre solution. Notre objectif : élaborer ensemble un produit innovant de qualité exceptionnelle.

Quels sont vos leviers de financement ?

Cécile Villette : A l’issue du programme de maturation mené avec la SATT, nous avons réalisé une première levée de fonds auprès de business angels qui nous ont fait confiance très tôt et nous ont permis de démarrer notre activité. Nous avons ensuite réalisé une deuxième levée de fonds auprès de Pro BTP, le groupe de protection sociale du bâtiment et des travaux publics. Nous sommes très honorés de leur confiance, notamment parce que nous partageons leurs objectifs de promotion de solutions durables, à faible impact environnemental, renforçant la sécurité et l’attractivité du secteur industriel. Suite à ces levées de fonds, la SATT Paris-Saclay est entrée au capital de l’entreprise. C’est pour nous une nouvelle démonstration de son soutien sans faille depuis les prémices de notre projet. Ces financements, complétés récemment par la sélection de notre start-up dans le cadre de l’appel à projet « Greendeal » de l’European Innovation Council (EIC), nous permettent aujourd’hui d’accélérer la certification de notre technologie ainsi que son développement commercial. Notre ambition : devenir la référence européenne de la traçabilité des flux de poids lourds dans le secteur du BTP.

Cécile Villette
CEO Altaroad

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